A Colmar, Coeur Paysan, le magasin de la filière courte cartonne !

Près de trois mois après son ouverture, Cœur Paysan, le magasin de la filière courte à Colmar ne cesse d’accueillir de nombreux clients. Ici, 35 producteurs locaux proposent leurs produits au juste prix. Pas d’intermédiaires, c’est directement du producteur au consommateur. Une formule qui marche.

Pascal et Marie-Pierre Pierré, producteurs de porcs à Berrwiller

Viande, fromages , fruits et légumes, cidre, bière, le millier de produits proposés par Cœur Paysan vient uniquement de 35 producteurs locaux. C’est l’originalité de ce magasin de filière courte, qui a ouvert ses portes le 6 décembre dernier, route de Neuf-Brisach à Colmar. Il y a un millier de produits à découvrir !

Gros succès trois mois après son démarrage

Le succès est au rendez-vous, entre 300 et 500 personnes par jour, fréquentent ce magasin, qui a été installé dans les anciens locaux du hard discount Lidl et racheté pour 1,5 millions d’euros. Carte de fidélité, caddies, caisses, tout fonctionne comme un supermarché, sauf que ce sont les producteurs eux-mêmes qui fixent leurs prix, sans intermédiaire. « Pas de négociations avec les grandes centrales d’achats, le maraicher ou le boucher fixe lui même son prix qu’il juge juste,  » explique Denis Digel, maraicher à Sélestat et porteur du projet.

Reportage de Guillaume Chhum chez Coeur Paysan

Favoriser l’économie locale

Ici c’est de l’économie locale, la vente fait vivre 35 producteurs locaux. « La vente ne part pas au Pérou ou au Chili. Quand le consommateur achète des pommes, il achète celles de madame Bernard à Sigolsheim, » précise Denis Digel, le porteur du projet.

Le juste prix pour le producteur

Pour Pascal Pierré, producteur de porc à Berrwiller, c’est lui même qui fixe son prix et pas une grande centrale.  » Quand nous vendons à un circuit qui alimente les grandes surfaces, nous ne gagnons pas notre vie. Là, c’est nous même qui affichons nos prix, au plus juste. Nous défendons avant tout la qualité, » renchérit Pascal Pierré.

Pour les mâches, Denis Digel est tout content de les vendre moins chères qu’en grande surface. 10 euros le kilo contre 14 dans la grande distribution qui a fait augmenter son prix à cause de la mauvaise météo à Nantes. « Le fait de produire local et de vendre en direct, ça fait baisser les prix, » sourit le maraicher de Sélestat.

Denis Digel est le porteur du projet Coeur Paysan

Le bouche à oreille qui fonctionne

Coeur Paysan ne fait pas de publicité à la radio ou à la télé. Tout fonctionne via les réseaux sociaux et le bouche à oreille. C’est avant tout une communication maitrisée, pour défendre les produits locaux et la qualité.